Deux courses, c’est un peu tôt pour tirer les premières conclusions (qui ne seraient pas hâtives) sur cette Saison 14. Une chose est certaine, si tous les chemins n’y mènent pas, deux chemins – ou pistes comme vous voulez – ont mené non pas à Rome, mais à Maranello. La précision vous évite un trajet de 407 km en voiture via l’E35 (libre à vous de prendre le bus et le ferry – véridique).

Teintes identiques

Emesset à Silverstone, Maxime Tritz au Red Bull Ring, si la première victoire Ferrari de la saison pouvait être envisagée, la seconde beaucoup moins – bien que méritée – à l’image du vent imprévisible qui souffle sur la ligue en ce début de saison. Des constantes quand même : deux cavaliers seuls en tête, deux doublés pole-victoire, signe que les qualifications revêtent cette saison une importante majeure sur un mod à présent connu des pilotes. Deux bagarres monstres derrière (entre des prétendants au titre raisonnables mais résolus), et un Jérôme Salles qui a pris les deux fois le point du meilleur tour, en vieux briscard qui sait qu’un point est un point. Et peut valoir cher. Voilà pour les points communs. Il y en a peut-être un dernier : la Scuderia a pris plus de points que ses adversaires sur les deux premiers rendez-vous, même si le jeu des malus/bonus noie encore le bilan comptable à ce stade de la saison. Est-ce décisif ? Non. Révélateur ? Impossible à dire, tant on a vu par le passé des effets « feu de paille ». Mais c’est un fait, malgré la malchance d’un J06n proche du podium en ce début de saison. 

Un début de saison globalement difficile pour les Noires, mais il serait stupide d’oublier en deux courses les exploits passés : deux saisons de domination.

 
Les favoris filent à l’anglaise

Le Grand Prix d’Angleterre à en tous les cas offert un beau spectacle, dans lequel les favoris ne se sont pas cachés : Emesset (Ferrari), Jérôme Salles (Alfa Romeo), NicoAlonso (Red Bull), et le champion EVOF1 en titre Laurent75 (Mercedes) se sont montrés comme attendu, y compris en combat rapproché. A ses noms manque encore DromEd (Red Bull), par contraste et en pleine transition (comme son frère Lionel dans l’écurie soeur AlphaTauri). Le giron Red Bull a montré néanmoins que la machine pouvait performer dans les mains d’un très dangereux NicoAlonso, plus dangereux que ne le dit le classement : mode S12 enclenché. Même observation pour Rytal (Mercedes), qui a révolutionné son environnement de simu à l’intersaison : même si le résultat ne le dit pas, le mieux était déjà net en Autriche. Problème pour Mercedes : ce sont les deux autres pilotes (Sashark et Laurent75) qui ont sombré sur le Red Bull Ring, entre touchette, malchance et une machine qui semble plus performante en M qu’en S. Toujours ennuyeux en vue des qualifications. Un début de saison globalement difficile pour les Noires, mais il serait stupide d’oublier en deux courses les exploits passés : deux saisons de domination.

Maxime Tritz et El_Loukoum : promesses autrichienne

Ce n’est pas tous les jours qu’un pilote intègre le cercle des vainqueurs EVOF1. La dernière fois, c’était le 15 avril 2020 (NicoAlonso en Chine). Pour son premier podium, déjà entrevu à Abu Dhabi la saison dernière, Maxime ne s’est pas embarrassé du protocole en Autriche : victoire direct, avec la pole en prime. Autant commencer par la fin. Derrière, du contrôle, pas d’erreur, et la mise au pas de ses deux équipiers sur un tour. En nette difficulté en Angleterre, l’Alsacien s’est rassuré et même offert une côte en très nette hausse. Il est peut-être même devenu l’élément providentiel dont Ferrari (on y revient) avait besoin pour se mettre à hauteur de Mercedes chez les constructeurs. Et ça se voit : score provisoire, 77-47. Premier podium aussi pour El_Loukoum, aka Ugo en Autriche. Dès les essais libres, le step-up était manifeste. Confirmation en qualif (P3) puis en course (P2) non sans avoir contenu avec une certaine autorité le retour d’Emesset. Peut-être un peu moins d’assurance que le vainqueur du jour, mais la certitude qu’Aston Martin s’est trouvé un jeune leader. Ca sent la récidive !

Maxime Tritz est peut-être même devenu l’élément providentiel dont Ferrari (on y revient) avait besoin pour se mettre à hauteur de Mercedes chez les constructeurs.

Oui mais les autres ?

Le problème de ces articles, c’est qu’on ne peut pas parler de tout le monde autant que chacun le mériterait… Et forcément, le haut du peloton attire le regard. Bien injustement parfois. Mais on n’oublie personne. Du coup, on va se hasarder à associer un mot au début de saison de chaque pilote dont on n’a pas encore parlé. Après deux courses, c’est évidemment prématuré, mais l’idée est juste de donner une tendance  Azer : roc. Dim : propre. Colimateur : courage. FRS75 : prometteur. Sashark : rebond. DromEd : transition. Lionel : patience. Xeggom : talent. Rytal : travail. Thony : malchanceux. TMRACE : de retour ! Arrobase : premier point ! Jejebunny : accrocheur. Adishats : s’accrocher. Cailliox : pareil. La suite passera par deux circuits où les pilotes devront être forts sur les freins : Melbourne d’abord, puis un inédit, avec l’ovale de Bahrein qui promet déjà une bataille dantesque avec des écarts ultra réduits. On y verra plus clair à ce moment là ! A très vite !