Ca y est, les moteurs se sont tus sur lâIle Notre-Dame (nom qui fait penser depuis quelques semaines Ă une clope mal ) Ă©crasĂ©e. A la place, le âpopâ des bouteilles de champagne, mĂȘme si â et câest tout Ă leur honneur, les laurĂ©ats se sont voulus discrets, mettant plutĂŽt lâaccent sur un travail Ă finir Ă domicile, sur le Red Bull Ring.
DromEd et Red Bull au sommet
DromEd Champion chez les pilotes, Red Bull Racing (DromEd, Dams, et Lionel) Champion des constructeurs, voilĂ en substance la conclusion de cette Saison 10. GĂ©nĂ©ralement, on nâaime pas beaucoup les verdicts livrĂ©s un peu tĂŽt. Mais celui-ci sonne trĂšs juste. Avant de devenir le deuxiĂšme double-Champion de lâhistoire dâEVOF1 (lâautre Ă©tant Lemst, ça classe), DromEd a certes connu un premier titre dĂšs sa deuxiĂšme saison complĂšte (S5), avant de vivre (Ă tort) comme une sorte de remise Ă sa place les saisons suivantes. La suprĂ©matie du duo Emesset (Champion en Saison 6 et 9)-Lemst (Saison 7 et 8) a fait mal. Mais câest bien connu : câest dans la dĂ©faite que se forgent les triomphes futurs. Penser que DromEd a attendu son tour pourrait ĂȘtre tentant, mais câest Ă la fois un raccourci et une erreur fondamentale.
DromEd a encaissĂ©, appris, construit pendant quatre saisons, et le DromEd de cette Saison 10 Ă©tait simplement plus mĂ»r, plus rapide que jamais et surtout prĂȘt Ă battre nâimporte qui, y compris un grand JĂ©rĂŽme SallĂšs (Ferrari)
DromEd a encaissĂ©, appris, construit pendant quatre saisons, et le DromEd de cette Saison 10 Ă©tait simplement plus mĂ»r, plus rapide que jamais et surtout prĂȘt Ă battre nâimporte qui, y compris un grand JĂ©rĂŽme SallĂšs (Ferrari), on y reviendra. La piste ne ment jamais, et les on-boards du champion, cette saison, Ă©taient entre le sublime et le remarquable. BRAVO !!!
Une victoire d’Ă©quipe
De la mĂȘme façon, on pourrait ĂȘtre tentĂ© de rĂ©sumer le titre de Red Bull par le rĂ©sultat dâune suprĂ©matie prĂ©vue. Plus grosse masse salariale, des absences chez le plus gros rival Ferrari (un 99-16 encaissĂ© Ă cheval sur Barcelone et Bakou)⊠Basta. Outre DromEd, il y a une histoire derriĂšre ce titre. Celle de Dams, dâabord qui a fait ses classes auprĂšs de David Rubin et Dimitri Moneuse (chez Renault notamment) avant de concentrer ses efforts sur EVOF1. Beaucoup de doute, de dĂ©couragement parfois, mais surtout de travail, avec pour rĂ©sultat une progression qui lâa emmenĂ© parmi les top pilotes de la ligue (4Ăšme chez les pilotes actuellement). Lionel, fidĂšle Ă son frĂšre de leader depuis son arrivĂ©e, câest avant tout un parcours marquĂ© par une rĂ©gularitĂ© mĂ©tronomique et une Ă©thique certaine. Mais si Ă ses dĂ©buts la soliditĂ© Ă©tait son arme principale, la vitesse pure (malgrĂ© une apprĂ©hension des qualifications) en est devenue une autre, Ă continuer de forger. Des problĂšmes matĂ©riels lui ont cette saison empĂȘchĂ© de valider cela par des rĂ©sultats plus probants, mais comme on dit dans ces cas lĂ : âLes vrais savent.â. En bref, il y a de lâincontestable dans lâattribution de ces titres.
JérÎme SallÚs, héros malheureux
Mais si ces titres sont si beaux, car parce quâil y a eu en face de beaux adversaires. Le premier dâentre eux, câest JĂ©rĂŽme SallĂšs. Le pilote Ferrari avait cochĂ© cette saison, mais il a manquĂ© de la rĂ©ussite et peut-ĂȘtre dâun soupçon de rythme en course Ă mi-saison. Le joker grillĂ© Ă Barcelone (absent) et la sortie de piste Ă Bakou provoquĂ©e par un freeze (Ferrari et la fiabilitĂ©âŠ) ont Ă©tĂ© le point de bascule de la saison. Mais la saison reste Ă©norme : 4 victoires, 4 poles, 2 MTC, 7 podiums.
Le joker grillĂ© Ă Barcelone (absent) et la sortie de piste Ă Bakou provoquĂ©e par un freeze (Ferrari et la fiabilitĂ©âŠ) ont Ă©tĂ© le point de bascule de la saison. Mais la saison reste Ă©norme : 4 victoires, 4 poles, 2 MTC, 7 podiums.
Il y aura dâautres occasions, dâautres saisons et pas mal de victoires en pilotant comme ça. Rafa (Toro Rosso), de son cĂŽtĂ©, a Ă©tĂ© brillant avec une premiĂšre victoire Ă Sakhir, mais sans vraiment ĂȘtre en lutte pour le titre, la faute Ă trois premiĂšres courses difficiles et un manque dâexpĂ©rience parfaitement normal. Avec seulement 9 pts dâavance sur Dams avant la derniĂšre levĂ©e, il faudra un coup de rein pour accrocher le trophĂ©e de la 3Ăšme place. Une certitude : le Rookie de la saison (câest mathĂ©matiquement dans la poche) sera plus fort la saison prochaine. On vous le garantit sur facture, et ce sera du lourd.
DerriÚre, ça peut bouger aussi
Reste que la lutte va continuer un peu pour quelques protagonistes. Si Mk semble Ă lâabri Ă la 5Ăšme place (99), Lionel encore lui (86) et NicoAlonso (83) se livreront un sĂ©vĂšre combat pour la P6. Absent pour les deux derniĂšres courses, Jo6n (55) a sauf dĂ©sastre toutes les chances de perdre la 8Ăšme place au profit dâun Nathanael Henry rapide, mais dĂ©sordonnĂ© Ă Montreal. Si la position dâAzer parait plutĂŽt sĂ»re, le vrai groupe de chasse il est juste derriĂšre. Entre les deux Alfa de JĂ©rĂŽme Thomas (P12) et de David Rubin (P19), 8 pilotes se tiennent en 7 pts. Parmi eux, la McLaren de Rytal (bloody fast) et la Force India de Laurent75 (23 pts lors des trois derniĂšres courses) semblent les mieux placĂ©es pour sâextraire du groupe. Pour autant enterrer les autres serait complĂštement stupide : nous arrivons sur un dernier tracĂ© classique, terrain de prĂ©dilection des pilotes expĂ©rimentĂ©s. Or, les Colimateur (Mercedes), Jejebunny (Force India) and co en ont vu et connu dâautres. A en croire les rumeurs, pour les pilotes McLaren Tanguy et Julien, les deux Renault dâIvan.Segur et TMRACE, voire le revenant Jeanphi excellent Ă Montreal (8Ăšme), la donne est mĂȘme double. Outre le classement final, câest de contrat pour la saison prochaine dont il est question, et chacun cherchera Ă se mettre en Ă©vidence pour se faire repĂ©rer.
Chez les constructeurs…
Du cĂŽtĂ© des Ă©quipes, ce sera pour les coupettes dâargent et de bronze que le combat aura lieu. Sur la table, il y aura 61 pts (25+20+16). Ferrari (212), mais surtout Force India (191), Mercedes (181, mais sans Coli en Autriche), et Toro Rosso (179) se tiennent en joue. Une inversion de position nâest pas Ă exclure non plus entre Alfa Romeo (140) et McLaren (131), pour lâhonneur peut-ĂȘtre, mais on sait que ces garçons nâen sont pas dĂ©pourvus ! Rytal (McLaren) tient certainement une partie du scenario entre ses mains. VoilĂ ce quâon pouvait dire aprĂšs cette course canadienne, mĂȘme si comme toujours, beaucoup de faits dâarmes, dâanecdotes et autres actes de bravoure et de fair-play sont passĂ©s sous silence faute de place. CâĂ©tait fou, mais cool !

